Julio Popper, le dernier roi de terre de feu, Matz et Chemineau

Julio_Popper_le_dernier_roi_de_terre_de_feu, matz et chemineauJulio Popper m’était parfaitement connu. Et pourtant quel homme ! A avoir envie de lui dresser un monument ou de le frapper, on ne sait pas toujours trop.

Tellement intelligent, (forcément) mégalo, inventif, forcené, complètement engagé dans ses idées, jusqu’au boutiste. Il a conquis des territoires hostiles, a eu le savoir de la manipulation des médias et de l’image (à son détriment sur le tard, apparemment), un homme frustre, solitaire, impressionnant, et tellement charismatique.

Évidemment toute la bande dessinée repose sur lui, comme toutes ses conquêtes dépendaient de sa volonté, mais le scénario de Matz (que j’avais trouvé déjà très bon scénariste pour Balles Perdues) est parfaitement écrit. Il parvient à faire un magnifique portrait de cet homme extraordinaire qui aurait pu conquérir tant de territoires s’il n’était mort si mystérieusement.
Et les dessins de Chemineau sont d’une très belle beauté, nette, qui transmettent très bien la fulgurance, le côté sanguin du personnage. Les contrées d’ailleurs. Le rêve et la fougue de l’inventivité.

Une très très belle découverte !

Éditions Rue de Sèvres (16.09.2015)

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