Les jours infinis, Claire Fuller

Les jours infinis, Claire FullerUn père kidnappe sa fille de 8 ans. Il l’emmène à Die Hutte. Une cabane au fin fond d’une forêt. Il lui fait croire que le monde entier a disparu, qu’il ne reste que leur petit coin, tout le reste a sombré dans le Grand Trépas.

Survivaliste, l’homme n’était pourtant pas préparé à la vie sauvage et en autarcie complète. Pourtant, l’un et l’autre vont s’accrocher à la vie. Se nourrir d’écureuil, d’eau de rivière, et de baies. Apprivoiser leur monde.

Dès le départ, on sait que Peggy/Punzen est revenue, après 8 ans, seule. Mais comment a-t-elle vécue ? Qu’est devenu son père ? Comment s’adapte-t-elle à sa nouvelle vie ? Et aussi, pourquoi son père a-t-il fait ça ?

Un roman palpitant, prenant, plein de rebondissements, et de sursauts. Le lecteur vit au jour le jour l’histoire de ce duo au milieu de nulle part. Par certains côtés, Les jours infinis m’a rappelé Le Mur Invisible de Marlen Haushofer : survivalistes « forcés » qui connaissent des situations dangereuses, affrontent les éléments, vivent un quotidien terrible et angoissant de solitude, de colère, de tristesse, et de survie. Au milieu d’une nature belle et mortelle.

Claire Fuller distille son récit de façon à ce que le lecteur soit toujours en suspens, à chercher des réponses à toutes les questions qui se posent naturellement. Raconté du point de vue de la petite fille, son regard s’affute au fil des années, s’émancipe, et découvre peu à peu toute la vérité. La terrible réalité.

Un roman très prenant. Qui se lit vite.
Une histoire glaçante qui captive le lecteur.

(Stock, avril 2015)

 

 

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