Prix Libr’à Nous 2019

prix libr'a nous 2019
Association loi 1901 pour la promotion d’un prix littéraire et de toutes formes de littératures
Le Prix Libr’à Nous : fondé en 2014, un prix littéraire décerné par des libraires francophones.
Un prix auquel nous participons depuis 3 ans.
« Porter au-delà des librairies où nous travaillons notre passion pour ce métier et pour les livres, faire vivre plus loin et plus fort, l’envie de faire connaître les goûts et les coups de cœur des libraires ».
lauréat libr'a nous 2019

Lauréats des Prix Libr’à Nous 2019

Catégorie Littérature Etrangère : Gabriel Tallent, ‘’My absolute darling’’, traduit de l’anglais par Laura Derajinski – Éditions Gallmeister

Catégorie Littérature Francophone : Christian Guay-Poliquin, ‘’Le poids de la neige – Éditions de l’Observatoire

Catégorie Polar : Benjamin Whitmer, ‘’Evasion’’, traduit de l’anglais par Jacques MailhosÉditions Gallmeister

Catégorie Imaginaire : Patrick K. Dewdney, « L’enfant de poussière », Au diable vauvert

Catégorie Bande Dessinée : Emil Ferris, ‘’Moi ce que j’aime, c’est les monstres’’, traduit de l’anglais par Jean-Charles Khalifa – Monsieur Toussaint Louverture

Catégorie Littérature Jeunesse : Angie Thomas, ‘’The Hate U Give’’, ‘’La haine qu’on donne’’, traduit de l’anglais par Nathalie BruÉditions Nathan

Catégorie Album Jeunesse : Delphine Perret, ‘’Une super histoire de Cow-Boy » – Editions Les Fourmis Rouges

Le chant des revenants, Jesmyn Ward

le chant des revenants ward belfond avisJojo a treize ans, vit avec ses grands parents, sa mère et sa petite sœur, dans un Mississippi encore imprégné de racisme et de ségrégation. Jojo est métis. Sa mère Léonie est noire, belle, pas très futée, et pas tout à fait sortie de l’adolescence… Folle amoureuse de Michael – un blanc de bonne famille – dont elle attend avec fébrilité la sortie de prison.
Jojo affronte le monde avec sérieux, responsabilité et colère. Il prend soin de sa petite sœur, Kayla, qui trouve toujours le moyen de se lover contre lui ou de lui grimper sur les épaules.
Il n’a pas confiance en sa mère, qui se comporte avec trop d’insouciance, et se drogue.
Léonie fait ce qu’elle peut, mais au fond tout ce qu’elle veut c’est son homme. Elle aime ses enfants, mais ne sait pas quoi en faire.
Le grand père sert de parent référent à Jojo. Ensemble, ils discutent, se transmettent les choses. Il est solide, posé, aimant et doux. Mais aussi blessé et meurtrit par un passé douloureux, notamment un séjour au pénitencier où il a vécu et vu des choses affreuses sur lesquelles il ne parvient à mettre de mots.
La grand mère, sorcière chaman guérisseuse, est alitée, rongée de toutes parts par le cancer. Elle tente encore parfois de guider les siens, mais elle cherche au fond à mourir comme il faut. Lire la suite

Les photos d’un père, Philippe Beyvin

les photos d'un pere beyvin grasset avis maruaniThomas a 14 ans lorsque sa mère lui annonce que son père n’est pas son père. Un choc pour l’adolescent. Surtout qu’elle lui dit ne pas savoir qui est son vrai père. Il ne comprend pas. Commence à enquêter, à questionner, à fouiller. Et finalement, adhère à cette théorie : les années 70, la liberté sexuelle, les fêtes, la drogue… sa mère, pourtant si sage, si droite, si classique, a peut-être, après tout, était une jeune hippie aux multiples amants.

Puis des années plus tard, alors que Thomas est en train de s’installer dans sa propre vie, boulot, copine stable… ce père inconnu ressurgit. Sa mère dévoile qu’il ne serait pas un parfait inconnu, mais un photo-reporter célèbre qui aurait disparu mystérieusement…
De là, Thomas va reprendre son enquête, de manière assidue. Se découvrir une grand-mère, et des pans de la vie de sa mère et de ce père disparu au Vietnam. Lire la suite

Céline, Peter Heller

peter heller celine actes sudCéline est une femme de 68 ans, issue de la haute bourgeoisie américaine, ayant grandi à Paris puis à New York. Répertoriée dans le bottin mondain, elle est allée à l’école dans l’Upper East Side (quartier huppé), puis s’est tournée vers des études d’art. Choix déjà atypique, elle surprendra tout le monde lorsqu’elle choisira de devenir détective privé. Habitée par sa « passion pour les perdants », comme le constate sa sœur, « elle n’acceptait d’enquêter que pour les causes perdues, celles qui n’auraient jamais pu s’offrir les services d’un détective privé. Céline mettait la main sur les disparus, les introuvables et avait un taux de réussite de 96 %, loin devant celui du FBI ». Céline travaille sur une de ses sculptures – une hermine écorchée regardant sa propre fourrure – lorsque le téléphone sonne. Lire la suite

Né d’aucune femme, Franck Bouysse

ne d'aucune femmeLe livre commence avec Gabriel, le curé de campagne en route pour bénir le corps d’une femme dans un asile. Quelques jours avant, au confessionnal, une autre femme lui a dit de regarder sous les jambes de la morte, et de récupérer les carnets. Gabriel découvre les carnets. Le médecin au comportement suspect.
Gabriel, sitôt rentré, ouvre le premier carnet et découvre l’histoire de Rose.
Dès les premières scènes, Rose est vendue par son père, contre une maigre bourse de pièces, au propriétaire d’une forge.
Elle arrive sur la propriété. L’homme vit avec sa vieille mère, et son épouse alitée, à la porte de la chambre close et interdite d’accès.
Le palefrenier dit à Rose de s’enfuir, vite et loin.
Elle reste.
L’ambiance est posée dès les premières lignes, parce que Franck Bouysse a une écriture qui râpe, qui accroche, qui va droit au but. Des mots simples avec beaucoup de puissance.
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