Jeu blanc, Richard Wagamese

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Le Canada des années 60-70.
Saul Indian Horse vit avec sa famille, dans les traditions indiennes, leur monde se rétrécit de plus en plus avec l’invasion des blancs. Enfant, Saul, ne comprend pas tout, aux disparitions de son peuple, de son frère et sa sœur. Il comprend mieux sa grand-mère, ses traditions ojibwés, ses rites, sa proximité avec la nature, ses vieilles histoires.
Mais un jour, Saul n’a plus rien et se retrouve dans un internat chrétien. Maltraitance et racisme sont le lot quotidien des enfants, desquels on essaye d’effacer toute indianité. Seule lumière pour Saul : le hockey sur glace.
Ce sport va l’aider à échapper à l’internat, à retrouver une famille, à s’épanouir, mais aussi à affronter avec de plus en plus de colère le racisme, l’injustice, la violence.
Car, malgré tout, le hockey est un « jeu blanc ».

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Comme Dieu le veut, Niccolo Ammaniti

ammaniti comme dieu le veutUne petite ville de l’Italie. Rino Zena et son fils Cristiano vivent dans une maison encore à moitié en travaux, dans la crasse et le désordre. Le père ramène un peu d’argent grâce à son travail pour une entreprise de construction. Seulement… le fils du  patron a repris la direction, et désormais il embauche de moins en moins les italiens du coin, préférant confier le travail à des immigrés plus ou moins déclarés et dociles.
Et si les deux amis de Rino, rêvant d’un casse salvateur, avaient raison ? Lire la suite

Des hommes, Laurent Mauvignier

Des_hommes, mauvignierJ’ai l’impression que Mauvignier pourrait écrire sur le sujet le plus soporifique du monde et en faire une œuvre littéraire d’une intense qualité. Quelle écriture. Un style qui creuse dans la phrase, comme ils creusent jusqu’aux tripes des personnages, jusque leurs sombres secrets, leurs terribles angoisses, leurs failles. Un style qui tourne autour des mots, les retourne, les observe et les amène à se révéler dans des phrases d’une maîtrise incroyable.
Un style dense qui parvient à rendre palpable l’émotion des personnages. Très proche de l’oralité, de l’instant pensé, du désordre affectif.
De la prose poétique qui parle à l’humain. Lire la suite

Peindre, pêcher et laisser mourir, Peter Heller

Peindre_pecher_et_laisser_mourir, peter hellerJim tente de garder un équilibre dans sa petite maison au fin fond du Colorado. Il peint, pêche et communique peu avec les autres. Il faut dire que Jim a deux démons qui le hantent : l’assassinat de sa fille de 15 ans et l’alcoolisme qu’il tient à distance. Mais il tient. Jusqu’au jour où il croise le chemin de Dellwood… en train de battre comme plâtre une petite jument. Jim s’interpose, et cette implication dans la vie extérieure sera être le premier pas qui va faire de lui à la fois l’homme le plus craint et une proie à abattre. Lire la suite