Flammes, Robbie Arnott

flammes robbie arnottFlammes est un roman qu’il faut oser ouvrir, oubliant la séparation du réel et de l’imaginaire et se plonger dedans, pour se retrouver embarquer dans une histoire merveilleuse.

Les femmes d’une famille reviennent à la vie, le corps transformé par le lieu où leurs cendres ont été répandues, font un petit séjour en attendant de « régler quelque chose » et s’en vont.
Après la mort et la brève résurrection de leur mère, Levi, le fils, pense sauver sa sœur, Charlotte, de ce traumatisme en lui fabriquant un cercueil parfait. La sœur s’enfuit, le plus au Sud possible, et finit sur une île d’élevage de Wombat.
Le frère commence une correspondance avec un spécialiste des cercueils, complètement parano, endetté, acariâtre, et solitaire.
Un pêcheur de thon exceptionnel se met à la retraite lorsque son otarie – parce que les pêcheurs ont des otaries comme compagne de pêche – décède brutalement.
Un dieu se balade dans le corps d’un rat d’eau.
Le feu naît et raconte son histoire. Lire la suite

Un monde sans rivage, Hélène Gaudy

monde sans rivage gaudy actes sudEn 1897, trois hommes partent en dirigeable survoler le Pôle Nord, pour le cartographier du ciel, le photographier, pour y larguer une balise qui marquera leur passage. Seulement, ils s’écrasent. En plein milieu de la banquise.
Trente ans plus tard, on retrouve leurs corps, et les traces qu’ils laissent derrière eux (photos, journaux, tissus…).

Hélène Gaudy raconte aujourd’hui cette histoire, après s’être documentée sur qui étaient ces hommes, ce qu’ils ont vécu, et puis elle a comblé les blancs. Ce livre devient alors à la fois un document sur ces explorateurs un peu fous, rêveurs, ambitieux, et un roman palpitant sur des personnages forts, confrontés à un monde rude. Lire la suite

77, Marin Fouqué

77 marin fouquéLa Seine et Marne. Le 7.7. Un abribus. Un jeune homme à capuche se raconte. Au fil de ses pensées, dans un style oral percutant, brut et énergique, le narrateur décrit une vie rude, une vie en marge, à se construire dans la boue et sous les poings.

Au départ, c’est un trio soudé : le narrateur, celui à la gueule fragile, la fille Novembre qui s’affirme à coups de poings et Enzo le bon copain frondeur. Ils se soutiennent, toujours ensemble, ils jouent, se chamaillent, et grandissent.
Ils sont coincés dans ce département où le bitume grignote petit à petit le marron, où les vieux paysans, leurs soirées lotos, leur salon de coiffure dans le bar du coin, laissent peu à peu la place aux familles de Parisiens, qui restent à faire bronzette dans leurs jardins, et à traverser la ville dans leurs grosses voitures. Lire la suite

L’encre vive, Fiona McGregor

fiona mcgregor encre vive actes sudUn été caniculaire à Sydney, on parle sécheresse, écologie. Une famille de bourgeois avec plein de petits problèmes. Marie, la mère, divorcée, ne peut plus rester dans la grande et belle demeure familiale. Elle n’en a plus les moyens. Ses trois enfants essayent comme ils peuvent de bien faire les choses, mais avec cet égoïsme naturel de l’enfant qui pense à lui avant de penser à sa mère.
La vente de la maison est un crève cœur pour Marie.
Elle boit beaucoup, depuis toujours, mais là, elle boit encore plus.
Elle sent que sa vie lui échappe, qu’elle n’a plus vraiment le droit de dire ce qu’elle pense, ce qu’elle veut. Qu’elle a été toute sa vie une bonne épouse, une bonne mère au foyer. Le réconfort, elle le trouve dans la culture de son magnifique jardin et dans les ronronnements de Mopoke, sa chatte vieillissante et presque sénile. Lire la suite

Céline, Peter Heller

peter heller celine actes sudCéline est une femme de 68 ans, issue de la haute bourgeoisie américaine, ayant grandi à Paris puis à New York. Répertoriée dans le bottin mondain, elle est allée à l’école dans l’Upper East Side (quartier huppé), puis s’est tournée vers des études d’art. Choix déjà atypique, elle surprendra tout le monde lorsqu’elle choisira de devenir détective privé. Habitée par sa « passion pour les perdants », comme le constate sa sœur, « elle n’acceptait d’enquêter que pour les causes perdues, celles qui n’auraient jamais pu s’offrir les services d’un détective privé. Céline mettait la main sur les disparus, les introuvables et avait un taux de réussite de 96 %, loin devant celui du FBI ». Céline travaille sur une de ses sculptures – une hermine écorchée regardant sa propre fourrure – lorsque le téléphone sonne. Lire la suite