Cent millions d’années et un jour, Jean-Baptiste Andrea

La folle quête d’un scientifique pour retrouver le squelette d’un dinosaure dans les neiges éternelles des alpes.

France, 1954. Stan est un paléontologue en fin d’une carrière pas aussi palpitante qu’il ne l’aurait espéré. Sur les dires d’un vieux concierge italien récemment décédé, il décide de partir à la recherche des ossements d’une espèce de dinosaure dont l’existence n’a jamais été prouvée. Avec l’aide de deux compères et d’un guide, Stan se lance à l’assaut des montagnes glacées, au péril de leur vie et de leur santé mentale.

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Agathe, Anne Cathrine Bomann

agathe bomann peupladeUn psychanalyste se prépare à la retraite. Il a fait le calcul, il lui reste 800 entretiens avant de pouvoir tout arrêter. Cartésien, lassé, blasé, désabusé, solitaire, il n’a plus que cet objectif en tête. Sans autre projet que son fauteuil et un bon livre.
Mais voilà que sa secrétaire accepte une nouvelle patiente. Elle a insisté pour être suivie par lui. Mécontent, il la reçoit tout de même.
Et là, un décalage dans sa routine, une étrangeté dans son regard, un parfum de pomme sur la peau, le psychanalyste est touché, perturbé, curieux.
Agathe est allemande, en perte de repère, de goût pour la vie. Elle casse la distance professionnelle instaurée par le psychanalyste, elle le bouscule, le sort de sa zone de confort.
À cela s’ajoute l’absence soudaine de la fidèle, assidue, et ordonnée secrétaire, qui pour la première fois va ouvrir au psychanalyste la porte vers sa vie privée. Lire la suite

Homo Sapienne, Niviaq Korneliussen

Portrait de la jeunesse groenlandaise. Personnages que l’on découvre chez eux ou à une fête. Récits construits en parties : à chacune son narrateur. Monologues intérieurs puissants. Des histoires d’amour qui se terminent, à décrire avec une violente justesse la mort des sentiments, l’ennui, la colère, le dégoût de l’amour de l’autre. Des histoires d’amour qui naissent, une rencontre à une soirée, une fille magnifique, le « courant passe », l’électricité palpable à chaque mot. Le besoin de fête, d’alcool, de bruits, de mouvements, pour oublier que ce pays est une prison, cloisonne, n’offre pas de perspective, tourne en rond.
La sexualité, le questionnement du genre, fait avec naturel, évidence, mais sans fermer les yeux sur le rejet, parfois, des parents, d’une famille qui nous ferme la porte, et une autre qu’on se crée, avec qui on est soi. Lire la suite

Manhattan Murmures, Giacomo Bevilacqua

manhattan murmures bevilacqua

Sam est photoreporter, pour se guérir d’une lourde peine, il part s’isoler à New York. Il aime cette ville, il y a une partie de son enfance, un pied à terre. Il espère s’y reconstruire. Son ami et associé lui lance alors le défi d’y rester deux mois sans prononcer un seul mot. Sam accepte. Armé de son appareil photo, un casque sur les oreilles, il sillonne la ville, prend des clichés, et ne communique qu’un minimum avec les gens, et toujours par bouts de papier.
Sam trouve du réconfort dans cette structure rigide, il aime compter les choses, avoir des repères stables.
Sam est aussi un photographe particulier : quand il prend une photo, il ne regarde jamais sur son écran à quoi le cliché ressemble, il ferme les yeux, et enregistre le cliché dans sa mémoire. Une mémoire infaillible.
Puis il va faire développer ses photos.
Sauf que cette fois, trouble, sur une dizaine de photos la silhouette d’une femme, toujours la même, rousse et longiligne. Et il ne se rappelle jamais l’avoir croisée, et encore moins photographiée.
Il décide de retourner dans les lieux où elle est apparue.

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Une bouche sans personne, Gilles Marchand

Un comptable plabouche sans personnenqué dans sa routine, son petit appart parisien, sa petite vie solitaire, ses habitudes rassurantes, et derrière son écharpe, se raconte.
Ça paye pas de mine au début. On se laisse faire. L’écriture est fluide, sympa. Le regard sur les autres est juste ce qu’il faut de piquant, méfiant, et drôle, et triste. On sent évidemment le truc plus profond qui vient titiller la curiosité.
Parce que le type, il cache un truc sous son écharpe, une malformation, une cicatrice, une plaie. Quelque chose de Secret, du passé enfoui.

Il retrouve ses potes tous les soirs, ou presque, au café. Quatre solitaires qui boivent des cafés arrosés de whisky, discutent (ou pas), tapent le carton (ou pas), se confient (peu). Lisa, la barmaid si jolie et pleine d’attentions. Thomas, qui croit avoir des gosses qu’il n’a jamais eu. Sam qui reçoit des lettres de sa mère décédée.
Le comptable, lui, ne s’est jamais confié sur rien de sa vie privée. En 10 ans. Ils n’ont jamais rien demandé. Puis un jour, l’écharpe se retrouve imbibée de café. Il ne peut envisager de l’ôter, il préfère fuir.
Quand il reviendra au bar, les questions vont surgir. Et… il va se décider à parler. A raconter. Se raconter. Lire la suite