Dans un village, Véris vit simplement, jusqu’au jour où le Tyran, gouverneur de cette contrée, la fait mander violemment. Ses héritiers ont disparus dans les bois du Nord, forêt surnaturelle où nul ne revient. Or, Véris y a rééchappé – un miracle ! -, ramenant une enfant perdue. Elle n’a pas le choix, Véris doit retrouver les enfants du roi sous peine de voir sa famille tuée et son village brulé.
Mais cette forêt est dangereuse, peuplée de créatures joueuses et cruelles. Une seule erreur – manger un fruit, blesser un être vivant, donner son nom…- et tout est fini, engendrant souffrances ou pire encore.
Premee Mohamed nous dévoile une nouvelle facette de son écriture avec ce nouveau roman fantastique et horrifique. On retrouve les secrets et le rapport à la nature dans ses thèmes de prédilection mais pas la mélancolie et la peur de l’héroïne – des émotions décrites avec justesse. Les inspirations écossaises des êtres féériques, dangereux, fourbes et joueurs donnent le ton : « Comme l’exigeait la forêt » est un conte cruel, où les monstres ne sont pas forcément ceux qu’ils sont et où les vérités brisent des vies. Premee Mohamed nous touche particulièrement dans les fêlures de ces héro·ïne·s, dans la réminiscence de souvenirs douloureux et toujours dans les touches d’espoir qu’elle distille.
Orlane Escoffier est née en 1989. Elle quitte La Rochelle après son bac pour étudier l’art et la littérature à la Sorbonne Nouvelle à Paris, ville qu’elle n’a plus quittée depuis.
Editions Goater (mars 2025)
Elle est actuellement bibliothécaire. Tombée dans les dentelles et les jupons gothiques à l’adolescence, elle a finalement poussé le vice et étudié – entre autres – la figure de la femme hybride dans la littérature gothique dans le cadre de son mémoire de master.
