Richesse oblige, Hannelore Cayre

hannelore cayre richesse oblige articleLe récit se passe en deux temps : l’histoire de Blanche de Rigny, une jeune femme handicapée, amie d’une colosse en jogging (Hildegarde, rien que ça), avec une gamine (Juliette), un père toujours absent à qui elle ne parle plus, et une mamie chouette.
Blanche, s’est toujours débrouillée toute seule, ne s’est jamais laissé abattre, et n’hésite pas à quelques magouilles pour remplir un peu plus le réfrigérateur.
Un jour elle découvre qu’elle est peut-être issue d’une famille richissime, et va mener l’enquête.

En parallèle, l’histoire des De Rigny, en 1870, alors que la guerre contre les prussiens fait des ravages, et que l’armée recrute le plus possible d’hommes. Les riches trouvent la parade en achetant des plus pauvres qu’ils envoient à leur place sur le front. Une pratique d’esclavagiste répandue.
Auguste De Rigny ne veut pas faire la guerre, mais est rongé de culpabilité à l’idée d’envoyer un autre se battre. Mouton noir de la famille, il a des idées communistes, et rejoint les groupes de jeunes intellectuels plein d’idéaux d’égalité. (suite…)

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Pacifique, Stéphanie Hochet

Guerre 39-45. Un jeune pilote japonais est sur le point d’effectuer une mission suicide : faire écraser sur avion sur la flotte américaine. Encore gorgé de patriotisme, la peur et le doute s’installent quand même en lui. Son sacrifice servira-t-il à quelque chose ? Il commence alors une introspection, se rappelant son enfance, son éducation, ses idéaux… qui l’ont menés jusque là.

Un livre doux et tendre envers ce jeune japonais, Isao, terrorisé à l’idée de sacrifier sa vie pour son pays, tout en en mesurant l’honneur et le devoir. On découvre comment il a été endoctriné par sa grand-mère, dès son plus jeune âge, son esprit modelé à un patriotisme aveugle. Isao a vécu longtemps isolé – cours particuliers – puis a rejoint l’école de pilote. La réussite et la primauté de l’honneur avant tout.

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Une poignée de vie, Marlen Haushofer

Un homme meurt dans un accident de voiture. La famille, alors, se rend compte, qu’il n’était plus aussi prospère que ça. Son usine de clous (oui c’est drôle !) ne marchait plus tellement. Du coup, la demeure familiale est mise en vente.
Une famille succinctement présentée, mais où Marlen Haushofer glisse déjà des fissures, des troubles.

Après plusieurs échecs d’acheteurs, arrive Betty.
Taiseuse, peut-être malade, le fils est perturbé : il l’apprécie et se sent un peu mal à l’aise en sa présence. En tout cas, elle semble vouloir acheter la maison. Pour la nuit ils l’hébergent dans la chambre d’ami.e.s.

Le récit alors change de point de vue, et plonge dans la tête, les pensées, les frissons de Betty. Dans un tiroir, elle découvre des cartes postales et des photos d’un autre temps. Un autre temps qu’elle a connu. Un monde dont elle ne fait plus partie.
Et alors Betty va faire face à son passé. Comment cette femme a un jour fuit, tout quitté. Comment de la jeune fille élevée par les sœurs, va découvrir qu’elle pose trop de questions, pense trop, n’arrive pas à rentrer dans le moule. Comment la jeune femme va tenter de suivre le chemin tout tracé de l’épouse, la mère, et ne pas s’en contenter.

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Et toujours les forêts, Sandrine Collette

On le voyait venir, à force d’écrire des livres noirs, très noirs, avec des personnages franchement pas la crème de la gentillesse… Voilà, Sandrine Collette l’a fait : elle a mis fin à l’humanité.

Corentin, le gamin mal aimé, abandonné, puis choyé par son arrière grand-mère, la vieille Augustine, va avoir l’espoir d’une nouvelle vie pleine de lumières et d’ami.e.s, lorsqu’une vague de chaleur décime l’humanité et la nature. Corentin, au « frais » dans les catacombes, survit. Il ne reste rien. Quelques personnes hagardes se dispersent dans la ville noircie et fondue.
Corentin va faire son seul choix possible : retourner aux Forêts. Là où la vie était rude, simple, cloisonnée. Là où Augustine l’a élevé et aimé. Là où il trouvera refuge.

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