Ouvrez les portes du monde grâce à une sélection d’œuvres venues d’ailleurs. Romans traduits, récits de voyage, classiques et nouvelles voix : la littérature étrangère vous invite à explorer d’autres cultures, d’autres langues, d’autres façons de raconter l’humain.
Des États-Unis au Japon, de la Norvège à l’Argentine, chaque livre est une passerelle entre les mondes, un miroir où l’on se reconnaît autant qu’on se découvre.
Starlight est un indien, qui vit reclus avec son pote et compagnon de travail. Il connaît la nature autour de lui parcœur, il s’y sent bien, en accord avec le monde et avec lui-même. Il a été élevé par un Vieux qui lui a appris ça. Depuis, parfois il s’échappe quelques jours, et pendant ses échappées solitaires, il prend des photos d’animaux sauvages. Qui le laissent approcher de très près, tant il est en adéquation avec l’univers et eux. Des photos magnifiques qu’il vend, par l’entremise du type qui tient le labo photo de la ville.
À part ça, il travaille à la ferme, avec Roth. Le mec petit, musclé, hâbleur, charmeur, le cœur sur la main. Un duo qui fonctionne.
Puis un jour Emmy et sa gamine Winnie débarquent. Chopées pour vol à l’étalage dans un supermarché, Starlight décide de les héberger. Gîte et couvert, plus une petite paie, en échange Emmy devra cuisiner, laver, aider à quelques tâches… etc…
Emmy fuit Cadotte. Un compagnon alcoolique bien trop violent.
Toute sa vie, Emmy n’a connu que l’alcool, le sexe rapide, violent, brut. Des histoires sans lendemain. Elle n’a jamais eu personne sur qui compter. Et tout ce qui compte désormais c’est survivre et protéger sa fille Winnie.
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Un été caniculaire à Sydney, on parle sécheresse, écologie. Une famille de bourgeois avec plein de petits problèmes. Marie, la mère, divorcée, ne peut plus rester dans la grande et belle demeure familiale. Elle n’en a plus les moyens. Ses trois enfants essayent comme ils peuvent de bien faire les choses, mais avec cet égoïsme naturel de l’enfant qui pense à lui avant de penser à sa mère.
La vente de la maison est un crève cœur pour Marie.
Elle boit beaucoup, depuis toujours, mais là, elle boit encore plus.
Elle sent que sa vie lui échappe, qu’elle n’a plus vraiment le droit de dire ce qu’elle pense, ce qu’elle veut. Qu’elle a été toute sa vie une bonne épouse, une bonne mère au foyer. Le réconfort, elle le trouve dans la culture de son magnifique jardin et dans les ronronnements de Mopoke, sa chatte vieillissante et presque sénile.
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Jojo a treize ans, vit avec ses grands parents, sa mère et sa petite sœur, dans un Mississippi encore imprégné de racisme et de ségrégation. Jojo est métis. Sa mère Léonie est noire, belle, pas très futée, et pas tout à fait sortie de l’adolescence… Folle amoureuse de Michael – un blanc de bonne famille – dont elle attend avec fébrilité la sortie de prison.
Jojo affronte le monde avec sérieux, responsabilité et colère. Il prend soin de sa petite sœur, Kayla, qui trouve toujours le moyen de se lover contre lui ou de lui grimper sur les épaules.
Il n’a pas confiance en sa mère, qui se comporte avec trop d’insouciance, et se drogue.
Léonie fait ce qu’elle peut, mais au fond tout ce qu’elle veut c’est son homme. Elle aime ses enfants, mais ne sait pas quoi en faire.
Le grand père sert de parent référent à Jojo. Ensemble, ils discutent, se transmettent les choses. Il est solide, posé, aimant et doux. Mais aussi blessé et meurtrit par un passé douloureux, notamment un séjour au pénitencier où il a vécu et vu des choses affreuses sur lesquelles il ne parvient à mettre de mots.
La grand mère, sorcière chaman guérisseuse, est alitée, rongée de toutes parts par le cancer. Elle tente encore parfois de guider les siens, mais elle cherche au fond à mourir comme il faut.
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Céline est une femme de 68 ans, issue de la haute bourgeoisie américaine, ayant grandi à Paris puis à New York. Répertoriée dans le bottin mondain, elle est allée à l’école dans l’Upper East Side (quartier huppé), puis s’est tournée vers des études d’art. Choix déjà atypique, elle surprendra tout le monde lorsqu’elle choisira de devenir détective privé. Habitée par sa « passion pour les perdants », comme le constate sa sœur, « elle n’acceptait d’enquêter que pour les causes perdues, celles qui n’auraient jamais pu s’offrir les services d’un détective privé. Céline mettait la main sur les disparus, les introuvables et avait un taux de réussite de 96 %, loin devant celui du FBI ». Céline travaille sur une de ses sculptures – une hermine écorchée regardant sa propre fourrure – lorsque le téléphone sonne.
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Au fin fond de l’Idaho, une femme et un homme, vieillissant.e.s. Ann, douce, aimante, attentionnée, guette avec amour et inquiétude son époux, Wade. Celui-ci a de soudains accès de démence : brutal, violent, il surgit derrière elle et lui écrase soudainement la tête contre la paroi du frigo, sans rien dire. Quelques minutes. Elle ne bouge plus, n’ose rien dire… Wade recule. La regarde. Ne comprend pas ce qu’il vient de se passer. Il sait juste, que, comme son père à son âge, il est en train de perdre la raison. Mais cette violence, Ann sait qu’elle vient d’ailleurs, d’avant, de la vie de Wade quand il était marié avec Jenny et avait deux jolies petites filles June et May. Elle sait le drame terrible qui a fait exploser cette famille. Mais elle ne sait pas pourquoi. Elle ne sait pas vraiment comment. Et cela la hante. La curiosité, la culpabilité, la compassion. Elle veut savoir, elle veut comprendre.
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