[Dédicace le mercredi 14 octobre, 18h] Après des années d'auto-fiction, des années d'essais, d'expérimentations linguistiques et personnelles, Chloé Delaume signe un livre sociétal, drôle, fluide, caustique, et féministe. Adélaïde a…
Un plongeon au moyen âge de la norvège. Maren, vingt-deux ans, fille de pêcheur et fiancée à un pêcheur, se retrouve seule avec les femmes du village après la mort…
Un père et ses deux fils. Une vie tranquille, avec ses malheurs, ses petits bonheurs, sa routine. Une vie quand même, où déjà, il faut se battre, résister, affronter. Le deuil de l’épouse, de la mère. Les factures pas toujours faciles à payer. Le coin (en Lorraine) où la vie et l’activité disparaissent.
Mais ce père et ses deux fils, cette petite famille, tiennent. Solidaires, proches, taiseux souvent mais dans le partage.
Jusqu’au jour où le père apprend que l’aîné, Fus, a été vu avec un groupe d’extrême droite. Il n’y croit pas tellement le père, c’est une erreur. Lui toujours de gauche, lui qui a amené ses fils tracter avec lui quand ils étaient jeunes, eux qui ont toujours connu les ouvriers, les employés, les cégétistes… Fus esquive, noie le poisson. Sauf que, oui, ils traînent avec ces gens. Ils collent aussi des affiches de Le Pen un peu partout.
Betty, fille d’une blanche et d’un indien, dans les années 60, au cœur de l’Ohio. Issue d’une famille nombreuse, elle est la plus mate de peau. Et elle va nous raconter son histoire.
Betty, c’est un roman saga, on suit cette famille, on en découvre les secrets terribles, la solidarité et les rivalités, la vie en milieu rural, le racisme, la beauté et la richesse de la nature. Betty se fait la narratrice, la gardienne des mots, celle qui conjure le sort par des poèmes, ou lance des prières aux aigles. L’écriture comme un refuge, une force, une magie, Betty dresse le portrait de sa famille, avec vitalité, sincérité, et un grand sens de la justice.
Les années 80. Cléo, 13 ans, d’une famille modeste, pratique la danse dans une MJC. Évidemment qu’elle rêve de s’échapper de sa ville de banlieue, évidemment qu’elle rêve de gloire, de sortir du lot. Mais est-elle assez douée, assez déterminée, pas trop mate ? Quand Cathy, belle femme, gracieuse, charmeuse, élégante, l’aborde et lui parle d’une bourse à laquelle elle pourrait avoir droit, pour intégrer une école spéciale, où tous les jeunes de talent peuvent réaliser leurs rêves, Cléo est fascinée, happée, et prête à tout ce qu’elle peut pour séduire le jury.
À coups de petits cadeaux et de pression, Cathy l’entraîne dans un univers où les faveurs se monnayent, du temps contre un billet, un frôlement de genou contre un billet supplémentaire.
Le roman va se dérouler sur presque 40 ans, déroulant et dévoilant habilement des pans de la vie de Cléo, mais vus à travers les yeux de celles et ceux qu’elle a croisé, à des moments charnières de son existence. On découvre ainsi, à la fois, la vie de cette jeune fille, puis de l’adulte, les étapes franchies, les rencontres déterminantes, les blessures apparentes, le mutisme. Cléo toujours accrochée à son rêve de danseuse, qui en connaîtra la discipline jusqu’à meurtrir le corps, le travail jusqu’à l’esclavagisme. Une femme qui va tenter de s’oublier, mais qui laissera des traces bouleversantes chez ceux et celles qu’elle va croiser.