Les cochons du Paradis, Barbara Kingsolver

 

Turtle a 6 ans lorsqu’elle est témoin d’un accident insolite près d’un barrage. Avec sa mère, elles sauvent un homme… et deviennent des stars. Fuyant cette soudaine célébrité, elles prennent de nouveau la route. Passé et futur s’entrecroisent, avec l’histoire cherokee de Turtle et des Etats-Unis.
La suite de L’arbre aux Haricots !
Poétique et réaliste à la fois.
Des formes de phrases autour desquels on s’emberlificote l’esprit, un petit sourire aux coins des lèvres. Parfois une petite larme.
Parce qu’il est foncièrement plus triste ce Cochons au Paradis par rapport à L’arbre aux haricots.
La pauvreté, les traumatismes de l’enfance qui remontent, la trahison, la séparation, la lutte toujours encore et encore. Sans grand espoir.

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Play boy, Constance Debré

 

Précédent Love me tender, Constance Debré raconte  dans Play Boy son quotidien, cette transition de l’avocate aux cheveux longs, hétéro, mère et épouse, à l’écrivaine, lesbienne, cheveux courts, tatouage, et comme célibataire.
Une écriture directe, pour dire les choses avec simplicité, avec une certaine froideur aussi. L’impression que Constance Debré se détache d’elle-même, des émotions, de ses obligations de travail, se libère d’un carcan dans lequel elle ne pouvait plus être elle-même.
Elle raconte l’ennui tranquille de la routine qui s’était installé entre elle et son mari Laurent. Quelque chose de confortable, de rassurant. Qui a été bousculé, légèrement, lorsque son mari l’a trompée. Puis à l’arrivée de l’enfant, petit à petit les choses se sont déplacées.

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La Soustraction des Possibles, Joseph Incardona

Joseph Incardona nous plonge dans le milieu affairiste des Golden Boys de la fin des années 80 à Genève. Cette fresque noire à l’écriture bien aiguisée et corrosive met en scène un jeune et beau professeur de tennis Aldo Bianchi, gigolo d’une femme vénale et jalouse, une Emma de Bovary , tout en fricotant avec le grand banditisme et le réseau fiduciaire en transportant des valises de cash à blanchir. Son modèle de réussite sociale c’est gagner de l’argent par tout moyen. Ce jeune Aldo rencontre l’amour de sa vie, Svetlana. Cette jeune banquière prometteuse veut sa part du gâteau et décide de parvenir au sommet du monde social, là où tous les possibles sont réalisables, où le champagne coule à flot, dans les soirées mondaines, au volant de voitures de luxe, les robes des couturiers comme modèle d’ascension sociale. Joseph Incardona dresse un portrait d’une société où vanité, orgueil, cupidité, ambition, condescendance, obséquiosité, hypocrisie sont écrits avec noirceur et âpreté. Un très bon thriller.

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Septentrion, Calaferte

 

 Ce livre est un récit autobiographique, Calaferte y raconte ses déambulations dans la rue, la pauvreté, son travail à l’usine, ses relations amoureuses et sulfureuses, et ce qu’est être écrivain, le rapport à l’écriture.

Le style de Calaferte remue, bouscule, dérange. Des phrases courtes, sèches qui sonnent la brutalité, l’urgence du moment présent à bouffer par tous les côtés pour pas crever. C’est sombre et intense.

Du travail il fait la description d’une sorte de misère esclavagiste qui bouffe de l’intérieur, un besoin irrépressible de sortir d’une mélasse gluante.

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