Amour, extérieur nuit, Mina Namous

Lors d’une réunion de travail, Sarah rencontre Karim. Pour elle, c’est aussitôt une attirance qui touche à l’irrationnel, à l’instinct. Seulement, il vit en France, est un peu plus âgé, et marié. Tout aurait pu s’arrêter là pour cette femme algérienne. Mais Karim est également troublé.
Le couple va vivre dans l’ombre des rues d’Alger, puis de Paris, dans l’intimité des restaurants isolés et des chambres d’hôtels discrètes, une relation amoureuse sinusoïdale.

Mina Namous situe son histoire dans une Alger de 2013. Les femmes, si elles paraissent libres, vivent perpétuellement avec le danger. Elles ne doivent pas rentrer tard le soir, ne doivent pas être vue avec un homme, ne doivent pas porter des vêtements trop voyants… Sarah s’en accommode, c’est son pays, sa ville, elle l’aime, et malgré ces restrictions (qu’elle parvient à contourner), elle s’y sent bien.

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Mon mari, Maud Ventura

C’est l’histoire d’un couple, une histoire d’amour névrosée, obsessionnelle et dérangeante au possible. Un rappel des 15 années de bonheur de souffrance, d’adultère, de règlements de compte mais avec, toujours, le petit plus qui range cette héroïne au top des épouses.
Elle consigne ses envies, les fautes de son mari, ses stratégies dans un petit carnet de notes qu’elle espère que son mari trouvera.

La tension monte tout doucement. Les chutes de chaque chapitre sont tantôt drôles, glaciales et haletantes.

Maud Ventura signe un premier roman page-turner qui démange et, qui dérange. Une pure folie !

Editions L’Iconoclaste (Août 2021)

Maud Ventura a vingt-huit ans et vit à Paris. Normalienne et diplômée d’HEC, elle rejoint France Inter juste après ses études. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef des podcasts dans un grand groupe de radios, NRJ. Elle ne cesse d’explorer la complexité du sentiment amoureux dans son podcast « Lalala » et dans son premier roman Mon mari.

Sept Ans, Peter Stamm

sept ans stamm 10-18Un couple à l’apparence parfaite. Architectes, beaux, auto-entrepreneurs ayant réussi à Munich, avec une petite fille, et une maison au bord du lac.
Mais voilà, Alexander, un jour, commence à se confier à Antje, une amie commune. Et lui dévoile le secret qui revient régulièrement le troubler : une relation sexuelle et ambiguë avec une polonaise. Une femme effacée, mutique, laide et pauvre, pour laquelle Alexander ressent un désir et une attirance incompréhensible.

La force de ce récit vient intégralement du style de Peter Stamm : un style ciselé, une narration intégralement menée par Alexander, avec ce que cela suppose d’aveuglement, de zones obscures, et de non dits. Un effet qui ouvre un grand le champ des suppositions et inclut directement le lecteur dans l’analyse, ou/et la recherche de la vérité. Lire la suite