Un comptable planqué dans sa routine, son petit appart parisien, sa petite vie solitaire, ses habitudes rassurantes, et derrière son écharpe, se raconte.
Ça paye pas de mine au début. On se laisse faire. L’écriture est fluide, sympa. Le regard sur les autres est juste ce qu’il faut de piquant, méfiant, et drôle, et triste. On sent évidemment le truc plus profond qui vient titiller la curiosité.
Parce que le type, il cache un truc sous son écharpe, une malformation, une cicatrice, une plaie. Quelque chose de Secret, du passé enfoui.
Il retrouve ses potes tous les soirs, ou presque, au café. Quatre solitaires qui boivent des cafés arrosés de whisky, discutent (ou pas), tapent le carton (ou pas), se confient (peu). Lisa, la barmaid si jolie et pleine d’attentions. Thomas, qui croit avoir des gosses qu’il n’a jamais eu. Sam qui reçoit des lettres de sa mère décédée.
Le comptable, lui, ne s’est jamais confié sur rien de sa vie privée. En 10 ans. Ils n’ont jamais rien demandé. Puis un jour, l’écharpe se retrouve imbibée de café. Il ne peut envisager de l’ôter, il préfère fuir.
Quand il reviendra au bar, les questions vont surgir. Et… il va se décider à parler. A raconter. Se raconter.
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Paul, un étudiant classique, tranquille, avec ses potes, ses études et ses petits boulots. Qui a une petite honte refoulée d’être d’un milieu modeste.
Il bosse la nuit dans un hôtel de la chaîne Elisse. Et y fait la connaissance d’Amélia. Fille richissime, qui vit à l’hôtel. Fille à la chevelure flamboyante. Fille mystérieuse et magnétique. Fille écorchée, sombre, et volatile. Comme un papillon de nuit.
La nuit, l’obscurité, ce qui va leur permettre de se trouver, de se réunir. Ce temps où tout devient force et intensité. Pour le meilleur et pour le pire.
L’avancée de la nuit parle d’amour, d’amour complexe, de destruction, de solitude. De la guerre (Bosnie). Des racines (du mal ?) : les mères absentes, en fuite ou décédée, dont la disparition a creusé le coeur de Paul et Amélia, a créé un déséquilibre, un creux au bord duquel ils se tiennent. Ou sombrent.
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Rosalie Blum raconte l’histoire de trois (et plus) personnes, comme tout le monde. Sauf qu’ils sont un peu plus que les autres enfermés dans leur solitude, qu’ils ne semblent pas tellement quoi faire de leur vie, et la laisse passer mélancoliquement.
Chacun porte ses casseroles, et rien ne pouvait faire supposer que quelque chose changerait.
Puis un jour, Vincent croit reconnaître Rosalie. Alors, il la suit, pour savoir son nom. Mais là, encore, ça ne lui dit rien. Puis il la suit, régulièrement, sans vraiment savoir pourquoi. Certainement juste intrigué de découvrir quelqu’un d’aussi seul et paumé que lui.
Les évènements vont ensuite doucement s’enchaîner, et le petit monde des personnages de Camille Jourdy va être bousculée. Leurs solitudes vont s’effilocher.
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Un père et ses deux filles (entre 15 et 17 ans) vivent au cœur de la forêt en Caroline du Nord. Ils sont isolés du reste du monde. Le livre commence le jour de Noël, comme un journal intime écrit par Nell. Et tout de suite, on sait, ça ne va pas.
Il n’y a plus d’électricité, plus d’avion, le monde est en phase post-apo. La mère est morte, le père également. Elles sont seules dans cette maison, et elles vont apprendre à survivre.
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[Rentrée littéraire 2016]
Après avoir fait construire un logement high-tech et autonome, une femme s’installe au cœur des montagnes. Elle cherche à s’isoler du monde, à vivre en autarcie, dans une relation étroite à la nature, entre dangers et bienfaits.
La première partie du livre s’intéresse à l’installation de cette femme, qui semble avoir tout prévu, longuement réfléchi avant de se lancer dans cette nouvelle vie. On ne saura rien de son ancienne existence avant de la rencontrer dans ces montagnes, et le lecteur la suivra dans ses journées, collé à ses pas arpentant la nature. Des coins de pêches au potager, des points de repos sous les rochers aux kerns qu’elle érige pour tracer ses chemins, la femme semble gérer au mieux sa survie. Le lecteur intrigué sentira la montagne et ses dangers, sera immergé dans une espèce de Koh Lanta ou Lost ultra réaliste.
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