De la bande dessinée franco-belge aux mangas japonais en passant par les romans graphiques du monde entier, cette sélection vous embarque dans l’univers foisonnant du 9e art.
Humour, aventure, poésie visuelle ou récits engagés : découvrez des histoires illustrées pour tous les âges et toutes les sensibilités. Entre bulles et émotions, chaque page est une expérience unique.
Une enquête palpitante, drôle, et brillante, menée par le duo inséparable et légendaire : Holmes et Watson !Ces deux bandes dessinées parviennent merveilleusement à retranscrire en illustrations et en dialogues…
John Clark, jeune photo-journaliste décroche son premier gros contrat : aller prendre des clichés des habitants, de leurs maisons, des paysages, du Dust Bowl.
Dust Bowl, région entre l’Oklahoma, le Kansas et le Texas, soumise à de terribles tempêtes de poussière, qui recouvrent tout, empêchent la culture des terres, atteignent les poumons des gens, poussent les populations à déserter ces dunes mortifères.
Jours de sable est vraiment une très belle bd et au scénario très bien mené. Aucun moment d’ennui, l’histoire monte petit à petit en détails et cheminements. Le personnage, ce photo-reporter, passera de l’œil extérieur, témoin, à celui qui s’implique, discute, trouve l’humain.
Intéressantes réflexions sur la manipulation des images, sur le pouvoir de celles-ci. Sur le hors cadre. Et sur l’implication du photographe par rapport à son sujet.
Zeno et Ana, soixantaine d’années, se retrouvent sur les quais, sous la pluie. Tout démarre avec ce dialogue, Ana qui demande à Zeno : tu m’attends depuis longtemps ? Lui qui répond : 37 ans. On comprend qu’elle est maire, tout juste à la retraite, mariée, qu’il est libraire, fantasque, et qu’il vend son commerce. Et qu’enfin, ils vont s’embrasser, et qu’il et elle sont à un tournant de leur existence.
Les chapitres vont s’écouler à rebours. Nous allons découvrir des moments clés de leur vie, séparée, à distance, faite d’absence, de silence, de lettres, d’appels téléphonique, le tout comme en marge de leur quotidien, comme une amarre au loin.
Au départ, deux robots humanoïdes sont finalisés : Carbone et Silicium. Des prototypes qui serviront de modèles, d’expérimentation, pour créer des robots-assistants pour les humains. Dans leurs processeurs est téléchargé toutes les connaissances humaines. Dans leur programme est installée une DLC : Carbone et Silicium ne vivront que 15 ans (la vie d’un chat, pour permettre à ce que l’industrie continue à produire et vendre. Cette chère obsolescence programmée pour pousser à la consommation).
Pendant 15 ans, le couple de robots est tenu enfermé, des expériences, mais leur désir de voir le monde en vrai est puissant. Leur « mère » obtient l’autorisation d’un voyage. Carbone et Silicium veulent en profiter pour s’enfuir. Mais cela ne se passe pas comme prévu : Silicium parvient à s’échapper quand Carbone est rattrapée.
La fin de vie d’Alexandra David-Néel racontée par celle qui aura été sa dame de compagnie, sa soignante, sa confidente, sa protectrice, son adversaire, pendant des années : Marie-Madeleine Peyronnet.
D’abord on découvre cette vieille exploratrice acariâtre, sévère, avec des éclats de tendresse quand elle laisse apparaître des fissures. Une ambiance recréée avec finesse, par les planches en noir et blanc, dans le foutoir plein de toiles d’araignées, de bouddhisteries, de fauteuils défoncés, et d’obscurité, de la vieille maison pleine de secrets du Sud, puis il y a les planches en couleur, douces et lumineuses en même temps, où on suit Alexandra David-Neel à travers ses aventures, dans des paysages superbes, dangereux et mystérieux.