Ouvrez les portes du monde grâce à une sélection d’œuvres venues d’ailleurs. Romans traduits, récits de voyage, classiques et nouvelles voix : la littérature étrangère vous invite à explorer d’autres cultures, d’autres langues, d’autres façons de raconter l’humain.
Des États-Unis au Japon, de la Norvège à l’Argentine, chaque livre est une passerelle entre les mondes, un miroir où l’on se reconnaît autant qu’on se découvre.
On pourrait dire qu’il ne se passe rien dans ce livre. Et pourtant. Il est fascinant, il y a une lente progression, vers un point culminant, comme ces longues marches que le narrateur et le Felice font ensemble. Chaque matin, alors que l’aube ne pointe pas encore, ils partent tous deux dans la montagne, et grimpent. Le temps est froid, proche de l’hiver, il y a la pluie, puis la neige. Mais chaque matin, le même rituel : se retrouver, et monter jusqu’à la gouille, une sorte de mare isolée au milieu des arbres et des rochers. Arrivés là, ils plongent chacun à leur tour. Nus. Selon le temps, ils doivent même en briser la glace pour pouvoir s’immerger. Puis, ils se laissent sécher à la brise (très) fraîche du jour qui se lève.
Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais tombe sur un livre « le labyrinthe de l’inhumain « écrit par Tc Elimane. En septembre 1938, un auteur originaire du Sénégal publie aux éditions Gemini, qui n’existe plu un livre étonnant en tout point, par le sujet le style et son auteur dont personne n’avait entendu parlé.
La presse et les intellectuels de l’époque le surnommaient « le Rimbaud Noir ». Toutefois, le succès de ce livre fut bref.
Dans la petite ville de Cobb arrive un grand homme émacié, tout de noir vêtu. Agressif, prétentieux, son tour des boutiques et des brasseries ne laisse personne indifférent. Mais lorsque tous et toutes comprennent qu’il s’agit du nouveau chef embauché par l’une des deux familles prestigieuses du comté, un potentiel gros client donc, ils et elles vont se mettre en quatre pour répondre à ses besoins et désirs.
Glasgow, années 80, Agnès est une belle femme, toujours très apprêtée, qui ne baisse jamais les yeux, et ne se laisse jamais décontenancer. Après avoir fuit un mariage bien fait, mais trop ennuyeux pour elle, et trop petit bourgeois, elle espère vivre la grande vie, passionnée et passionnante avec le charismatique Shug Bain. Mais… voilà, elle a déjà deux enfants de son précédent mariage qu’elle ne parvient pas à abandonner, et elle se rend rapidement compte qu’elle est une conquête parmi tant d’autres pour le chauffeur de taxi aux yeux de braises.
Et voilà qu’un beau jour Shug, lui promettant un nouveau départ, la lâche elle et ses trois enfants (car le tout jeune Shuggie Bain est né de leur union entre temps) dans un quartier ouvrier (Sighthill) où le chômage est partout, où les maisons suintent l’humidité, où le paysage est sombre de la présence des terrils à l’abandon.
Agnès, le front toujours altier et la tenue impeccable détonne dans ce lieu, subissant les quolibets des commères alentours, et peinant à joindre les deux bouts, elle sombrera rapidement dans l’alcoolisme…
Douglas Stuart signe un roman magistral, une saga familiale intense, percutante. L’atmosphère est rude et en même temps pleine d’une véritable tendresse pour cette famille qui s’accroche coûte que coûte à l’existence.
Le personnage du jeune Shuggie est lumineux et plein de délicatesse dans ce monde tout en grisaille et en délabrement ; une relation intense et très belle, dans le don complet de soi, le lie à sa mère. Une relation magnifique et dévorante, qui dévoile les mécanismes de l’emprise.
Un prix Booker Prize amplement mérité pour ce premier roman, aux résonances autobiographiques.
Dans une petite bourgade d’Irlande où les jours sont rythmés par la pluie, les activités religieuses, les sorties au pub et les commérages, une vieille pâtisserie italienne est fermée depuis le décès du patron. Mais un jour, une lumière filtre à travers les volets clos, et surtout, des odeurs étranges, inconnues, exotiques, flottent tout autour. Trois sœurs iraniennes ont repris l’affaire, bien décidées à apporter les saveurs de leur cuisine à leur nouveau voisinage, bien décidées à démarrer une nouvelle vie.
Car les trois sœurs ont un passé violent et plein de secrets qu’elles espèrent avoir laissé dans l’Iran du Shah.
Seulement, si certain.es sont tout de suite attiré.es par la délicate cuisine persane, d’autres voient d’un très mauvais œil leur emménagement.
Mais personne ne sera indifférent.e à leur présence, d’autant plus que leurs rouleaux de dolmas à l’aneth ou leurs baklavas fondants, semblent avoir le pouvoir de réveiller les papilles et les rêves enfouis.