Au début du livre, rien ne va trop tellement bien pour Doug. Son père est viré de son job, ils doivent déménager pour le trou paumé et nul de Marysville. Comme ils n’ont pas trop d’argent, ils ont une petite camionnette qu’ils bourrent comme ils peuvent, et doivent laisser beaucoup de choses derrière eux. Et emménagent, son père, sa mère, son frère et lui, au Trou à rats.
Le père retrouve du boulot grâce à un pote. Ils sortent ensemble quasi tous les soirs, à boire des bières. Le père, évidemment, est violent, égoïste. c’est une présence sombre, et flippante.
La mère est réservée, en arrière fond, elle fait tout pour que tout tienne. Elle aime ses enfants par-dessus tout. A un sourire merveilleux – quand elle sourit. Et aime les fleurs.
Le frère, Christopher, est une petite brute, qui n’a pas l’air d’aller à l’école, traîne visiblement avec des petits voyous, et s’amuse autant qu’il le peut à frapper, voler, humilier son frère.
Un autre frère, Lucas – à la guerre du Vietnam.
Et Doug. Qui arrive dans cette nulle ville de Marysville. Qui ne sait pas quoi faire de son été.
Puis il se pose sur les marches de la bibliothèque, et ça va être le début du changement de sa vie : il rencontre la malicieuse, futée, et généreuse Lil. Elle trouve un job de livreur à Doug, le petit voyou maigrichon. Il rencontre M.Powell le futé, espiègle, patient bibliothécaire qui l’aidera à dessiner. Parce que… surtout… dans la bibliothèque, Doug découvre les illustrations d’Audubon. Fasciné, aspiré, inspiré par ses illustrations, elles vont lui ouvrir d’originales portes vers les autres et le monde. Doug a maintenant deux passions : Joe Pepitone, le joueur de baseball et les oiseaux dessinés par Audubon.
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Erica est dépassée, bouffée, abattue par une existence qui alourdit chacun de ses pas : son mari décédé d’un terrible cancer, sa mère décédée après une chute où elle s’est brisée la hanche et s’est doucement laissée mourir à l’hôpital, son fils parti depuis plusieurs années et qui ne donne aucune nouvelle, n’est même pas venu aux enterrements, et maintenant son père, qui
atteint un âge où il doit porter des couches, être soutenu pour marcher, et qui se révèle tyrannique – à dévorer les dernières miettes d’énergie d’Erica.
Erica qui oublie de manger, dort peu, a une mine terrifiante. Mais continue. Chaque jour, à se lever, aller travailler, s’occuper de son père, joindre les deux bouts du mieux qu’elle peut.
Puis, son fils, Jimmy, réapparaît dans sa vie. Le jeune homme, homosexuel, ne trouve sa place nulle part, est alcoolique et taciturne.
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Fin fond du Minnesota, Madeline vit avec ses parents dans une petite bicoque isolée. Elle passe ses journées à faire du canoë, se balader dans la forêt avec ses chiens, Elle est un peu une enfant sauvage, on apprend petit à petit qu’elle a d’abord grandi dans une sorte de communauté hippie de retour à la nature. Madeline gère un assez mal les codes sociaux, la communication légère. Et n’a pas d’ami.
Les choses changent doucement, lorsqu’une famille s’installe sur la rive du lac opposée à la sienne. Après les avoir observé de loin, aux jumelles, elle finit par tomber sur la jeune mère, Patra, et son petit garçon, Paul.
Patra lui demande son aide, pour garder Paul. Et petit à petit, Madeline va intégrer cette famille, dont Leo, le père et mari est absent.
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Dakota du Nord. Petite ville, Argus. Une famille écartelée qu’on suit sur 40 ans.
Ça commence ainsi : une femme, deux enfants. Elle vit dans le luxe que lui apporte son amant (père des enfants), jusqu’au jour où il meurt (étouffé au blé). Ils se retrouvent sans argent. Très vite, c’est la misère.
Un jour, à une foire, les trois enfants (entre temps un bébé est né), voient leur mère grimper dans l’avion d’un cascadeur aérien, et disparaître dans le ciel pour ne jamais revenir.
Les enfants, mode Hobo, grimpent dans un train de marchandises pour rejoindre Argus, ville où vit leur tante.
Mais le garçon, Karl, en chemin, prend la branche d’un arbre qu’il casse, et s’enfuit.
De là, des vies se construisent, se bousculent, se contaminent, s’influencent, se croisent et se décroisent.
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Rosalie Blum raconte l’histoire de trois (et plus) personnes, comme tout le monde. Sauf qu’ils sont un peu plus que les autres enfermés dans leur solitude, qu’ils ne semblent pas tellement quoi faire de leur vie, et la laisse passer mélancoliquement.
Chacun porte ses casseroles, et rien ne pouvait faire supposer que quelque chose changerait.
Puis un jour, Vincent croit reconnaître Rosalie. Alors, il la suit, pour savoir son nom. Mais là, encore, ça ne lui dit rien. Puis il la suit, régulièrement, sans vraiment savoir pourquoi. Certainement juste intrigué de découvrir quelqu’un d’aussi seul et paumé que lui.
Les évènements vont ensuite doucement s’enchaîner, et le petit monde des personnages de Camille Jourdy va être bousculée. Leurs solitudes vont s’effilocher.
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