Connemara, Nicolas Mathieu

Hélène est le profil type de la femme qui a réussi : un boulot très bien rémunéré, un mari de la même catégorie socio-professionnelle qu’elle, des enfants, une belle maison… sauf qu’il y a des fêlures. Après un burn-out, elle emmène toute sa famille en Province, retour à Nancy, proche des petites bourgades où elle a passé son enfance. Tout semble allait mieux. Mais au fond, tout est pareil.

Christophe, lui, n’est jamais parti. Il s’est mis en couple avec sa copine de lycée, après quelques années et un enfant, elle l’a quitté. Il vit tranquillement, au jour le jour, de son job de commercial, à voir son gamin autant qu’il le peut, à s’occuper de son père qui perd pied, à boire des coups avec les potes de toujours.

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Une chambre au soleil, John Braine

Joe Lampton n’en peut plus de sa petite ville mortifère, Dufton. Ville ouvrière en plein déclin depuis que l’usine qui faisait vivre les 3/4 de la ville a fermé. Tout lui semble gris, sans avenir, les gens y sont pour lui des « zombis » dénués de cette vie qu’il sent encore vibrer en lui.
Il décide de partir à Warley, où il a décroché un poste de fonctionnaire. Son but : se faire un nom, connaître l’opulence, fréquenter la haute bourgeoisie.

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Ce qu’il faut de nuit, Laurent Petitmangin

Un père et ses deux fils. Une vie tranquille, avec ses malheurs, ses petits bonheurs, sa routine. Une vie quand même, où déjà, il faut se battre, résister, affronter. Le deuil de l’épouse, de la mère. Les factures pas toujours faciles à payer. Le coin (en Lorraine) où la vie et l’activité disparaissent.

Mais ce père et ses deux fils, cette petite famille, tiennent. Solidaires, proches, taiseux souvent mais dans le partage.

Jusqu’au jour où le père apprend que l’aîné, Fus, a été vu avec un groupe d’extrême droite. Il n’y croit pas tellement le père, c’est une erreur. Lui toujours de gauche, lui qui a amené ses fils tracter avec lui quand ils étaient jeunes, eux qui ont toujours connu les ouvriers, les employés, les cégétistes…
Fus esquive, noie le poisson.
Sauf que, oui, ils traînent avec ces gens. Ils collent aussi des affiches de Le Pen un peu partout.

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Chavirer, Lola Lafon

Les années 80. Cléo, 13 ans, d’une famille modeste, pratique la danse dans une MJC. Évidemment qu’elle rêve de s’échapper de sa ville de banlieue, évidemment qu’elle rêve de gloire, de sortir du lot. Mais est-elle assez douée, assez déterminée, pas trop mate ?
Quand Cathy, belle femme, gracieuse, charmeuse, élégante, l’aborde et lui parle d’une bourse à laquelle elle pourrait avoir droit, pour intégrer une école spéciale, où tous les jeunes de talent peuvent réaliser leurs rêves, Cléo est fascinée, happée, et prête à tout ce qu’elle peut pour séduire le jury.

À coups de petits cadeaux et de pression, Cathy l’entraîne dans un univers où les faveurs se monnayent, du temps contre un billet, un frôlement de genou contre un billet supplémentaire.

Le roman va se dérouler sur presque 40 ans, déroulant et dévoilant habilement des pans de la vie de Cléo, mais vus à travers les yeux de celles et ceux qu’elle a croisé, à des moments charnières de son existence.
On découvre ainsi, à la fois, la vie de cette jeune fille, puis de l’adulte, les étapes franchies, les rencontres déterminantes, les blessures apparentes, le mutisme. Cléo toujours accrochée à son rêve de danseuse, qui en connaîtra la discipline jusqu’à meurtrir le corps, le travail jusqu’à l’esclavagisme.
Une femme qui va tenter de s’oublier, mais qui laissera des traces bouleversantes chez ceux et celles qu’elle va croiser.

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Les optimistes, Rebecca Maccaï

les optimistesrebecca makkai

Entre 1985 à 2015, nous suivons la vie de membres d’un groupe de jeunes (hommes et femmes),  formé à l’université. Ces jeunes vont faire face à la pandémie des années 80 : LE SIDA. Nous vivons avec eux la vie du membre du groupe et aussi la mort des uns et des autres, le combat face à la vie et le deuil que chacun vit à sa manière suite à la mort de l’un des leurs. En dehors de l’historique d’une pandémie qui n’est toujours pas terminé, nous prenons part au combat et à l’amour de la vie qui caractérise ce groupe d’amis.

« Rebecca Makkai met en lumière cette tragédie de l’Amérique moderne que beaucoup cherchent à oublier. Un roman habile, puissant et d’une grande beauté. » Chicago Review of Books

« Un voyage saisissant… Rebecca Makkai livre une réflexion inoubliable, non sur la mort, mais sur le pouvoir de la vie. » Publishers Weekly

Rebecca Makkai vit actuellement à Chicago avec son mari et ses deux filles. Après Chapardeuse (Gallimard, 2012), Les Optimistes est son second roman traduit en français.

Traduction de l’anglais (Etats Unis) de Caroline Bouet

Parution Janvier 2020

Editions Les escales