Les oiselles sauvages, Pauline Gonthier

Pour son premier roman, Pauline Gonthier dresse le portrait de deux jeunes femmes découvrant le féminisme. L’une dans les années 70 et l’autre en plein cœur des années 2010-2020, à l’orée de la nouvelle vague féministe.
A travers leurs rencontres, et leurs expériences, elles vont découvrir les injustices subies par les femmes, elles vont apprendre à se déconstruire.

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La petite dernière, Fatima Daas

Autofiction, Fatima est française d’origine algérienne, issue d’une famille musulmane pratiquante, atteinte d’un asthme sévère qui l’amène parfois à l’hôpital, lesbienne, petite dernière d’une sororité.
L’enfant non désirée, la fille qui aurait dû/pû être un garçon, en conflit entre sa croyance et ses désirs, entre les codes et ses envies.

Fatima Daas a un style très beau, qui porte le sens de son livre. Une quête identitaire d’une femme qui ne trouve pas sa place, qui la cherche. Dans la solitude et la peur d’en sortir, la peur de se dévoiler, de se fragiliser.

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Deux ou trois choses dont je suis sûre, Dorothy Allison

Dorothy Allison choisit de parler des femmes de sa famille, celles de l’ombre, celles qui se taisaient, cachaient les secrets, et savaient. Agrémenté des photos de sa famille, Dorothy Allison raconte la rudesse, la pauvreté, l’opiniâtreté, la violence, dans lesquelles sa grand-mère, sa mère, sa sœur et elle-même ont vécu.

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L’aimée, Renée Vivien

Un livre-poème, une ode à l’amour absolu, passionné, obsessionnel, et non réciproque. Le portrait d’une femme libre, Lorély, solitaire, magnifique, qui brise les cœurs sur son passage, mais parce qu’elle ne parvient jamais à aimer vraiment, à aimer longtemps.
Face à elle, près d’elle, la narratrice raconte son amour, son abnégation. Elle préfère aimer dans l’obscurité et rester l’amie que de quitter définitivement. Elle raconte les âmes éplorées. Elle raconte la souffrance, la solitude, la tristesse.

Un texte magnifique, sensuel, où la nature influe sur les émotions, les accompagne, les modèle.

Des échanges philosophiques sur les sentiments, sur la mort, la religion, la construction de soi dans les épreuves.

Dans une plume douce et implacable, dans un lyrisme frôlant le mystère, Renée Vivien transporte le lecteur et la lectrice au cœur troublant et troublé du sentiment amoureux.

Éditions Talents Hauts, Collection Les Plumées (2019)

Play boy, Constance Debré

playboy debré

Précédent Love me tender, Constance Debré raconte  dans Play Boy son quotidien, cette transition de l’avocate aux cheveux longs, hétéro, mère et épouse, à l’écrivaine, lesbienne, cheveux courts, tatouage, et comme célibataire.
Une écriture directe, pour dire les choses avec simplicité, avec une certaine froideur aussi. L’impression que Constance Debré se détache d’elle-même, des émotions, de ses obligations de travail, se libère d’un carcan dans lequel elle ne pouvait plus être elle-même.
Elle raconte l’ennui tranquille de la routine qui s’était installé entre elle et son mari Laurent. Quelque chose de confortable, de rassurant. Qui a été bousculé, légèrement, lorsque son mari l’a trompée. Puis à l’arrivée de l’enfant, petit à petit les choses se sont déplacées. Lire la suite