Deux ou trois choses dont je suis sûre, Dorothy Allison

Dorothy Allison choisit de parler des femmes de sa famille, celles de l’ombre, celles qui se taisaient, cachaient les secrets, et savaient. Agrémenté des photos de sa famille, Dorothy Allison raconte la rudesse, la pauvreté, l’opiniâtreté, la violence, dans lesquelles sa grand-mère, sa mère, sa sœur et elle-même ont vécu.

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L’aimée, Renée Vivien

Un livre-poème, une ode à l’amour absolu, passionné, obsessionnel, et non réciproque. Le portrait d’une femme libre, Lorély, solitaire, magnifique, qui brise les cœurs sur son passage, mais parce qu’elle ne parvient jamais à aimer vraiment, à aimer longtemps.
Face à elle, près d’elle, la narratrice raconte son amour, son abnégation. Elle préfère aimer dans l’obscurité et rester l’amie que de quitter définitivement. Elle raconte les âmes éplorées. Elle raconte la souffrance, la solitude, la tristesse.

Un texte magnifique, sensuel, où la nature influe sur les émotions, les accompagne, les modèle.

Des échanges philosophiques sur les sentiments, sur la mort, la religion, la construction de soi dans les épreuves.

Dans une plume douce et implacable, dans un lyrisme frôlant le mystère, Renée Vivien transporte le lecteur et la lectrice au cœur troublant et troublé du sentiment amoureux.

Éditions Talents Hauts, Collection Les Plumées (2019)

Play boy, Constance Debré

playboy debré

Précédent Love me tender, Constance Debré raconte  dans Play Boy son quotidien, cette transition de l’avocate aux cheveux longs, hétéro, mère et épouse, à l’écrivaine, lesbienne, cheveux courts, tatouage, et comme célibataire.
Une écriture directe, pour dire les choses avec simplicité, avec une certaine froideur aussi. L’impression que Constance Debré se détache d’elle-même, des émotions, de ses obligations de travail, se libère d’un carcan dans lequel elle ne pouvait plus être elle-même.
Elle raconte l’ennui tranquille de la routine qui s’était installé entre elle et son mari Laurent. Quelque chose de confortable, de rassurant. Qui a été bousculé, légèrement, lorsque son mari l’a trompée. Puis à l’arrivée de l’enfant, petit à petit les choses se sont déplacées. Lire la suite

Le sel de tes yeux, Fanny Chiarello

fanny chiarello le sel de tes yeux l'olivierSarah est une adolescente vivant dans une petite ville du bassin minier. Elle est solitaire, elle fait beaucoup de course à pied, elle aime les filles. Elle se cache.
Parce qu’on ne peut pas être lesbienne dans son petit univers. Parce qu’on ne peut pas être différente.
Sa mère traque les signes, les traces, et les détruits, humiliant son enfant, l’enfermant, la regardant comme une dépravée.
Son père, image absente et invisible, l’homme de maison qui ne dit jamais rien et regarde sa télé.
Sa sœur qui est « normale » avec son petit copain et son avenir tout tracé.

Sarah n’a pas grand chose qui la sauve de la chute : la course, la musique, son amie Jasmine, plus âgée, comme une grande sœur réconfortante, la relation ambiguë et à distance avec Rose. Et elle se met à écrire. Mais tout doit être tenu absolument secret. Et quand des choses lui échappent, c’est la violence qu’elle subit. Lire la suite

Love me tender, Constance Debré

constance debré love me tender flammarionConstance a quitté son mari depuis plusieurs mois, ils gardent une relation cordiale (parfois ambiguë quand Laurent, l’ex, essaye encore de coucher avec elle), se partagent équitablement la garde du fils Paul (8 ans). Puis Constance annonce, comme si ce n’était pas évident avec sa nouvelle dégaine asexuée, ses cheveux courts, son air androgyne, qu’elle est lesbienne.
Et là.
Laurent se braque.
Et la sépare de son fils.

De là, Constance va aller encore plus loin dans la rupture avec sa vie d’avant, cette vie vide de sens, où l’on se perd dans un million de choses. Elle lâche tout : appart, fringues, livres… Elle squatte à droite et à gauche, chez des potes, des amantes, des chambres d’hôtel.
Elle ne voit jamais son fils, elle commence une longue et pénible démarche pour avoir droit de visite, de moments. Laurent ne laisse rien passer, ne lâche rien.
Constance mâche son chagrin, l’avale, le garde collé au fond du ventre, et vit.
Elle nage, elle baise, elle écrit. Lire la suite