La langue cachée des choses, Cécile Coulon

On part avec Le fils sur les chemins de montagne/campagne. En quelques phrases, on sait que La mère était une guérisseuse, une rebouteuse, une sorcière. Qu’on l’appelle, qu’elle est âgée (mais ce n’est peut-être pas la seule raison) alors elle envoie son Le fils à sa place.
Sa première mission. Celle où il va de lui-même découvrir ce qui se dit derrière les silences.

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Seule en sa demeure, Cécile Coulon

Aimée, jeune fille de bonne famille, épouse Candre. Orphelin, déjà veuf, mais encore jeune, il semble être le mari parfait : pieux, calme, riche, courtois.
Aimée quitte donc les siens à bord de la calèche qui l’amènera, une trentaine de kilomètres plus tard, en plein coeur du Jura, à la demeure Marchère. Une apparente courte distance, sauf que le voyage à cheval reste long, et le domaine Marchère est un lieu loin de tout, très grand, où vivent seulement Candre, sa nourrice gouvernante Henria et son fils Angelin – un muet mystérieux qui se dissimule aux abords du parc.

 De ce mariage arrangé, Aimée, qui peine à trouver ses marques, apprend à aimer Candre. En quête d’un héritier,  Candre est tendre avec son épouse.Tout semble bien se passer, Candre ne brusque pas sa nouvelle femme, il est doux et attentionné ; mais il est aussi assez distant et ne cherche pas à faire connaissance avec sa nouvelle épouse. Henria se comporte comme une bonne gestionnaire, attentive, un peu brusque et protectrice.

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Une Bête au Paradis, Cécile Coulon

une-bete au paradis, coulon, avis, critiqueUne vieille ferme, isolée au bout du monde. Une vieille femme, courbée par le temps, tordue par les épreuves, dépose un bouquet de fleurs sauvages au milieu d’une fosse à cochons désertée.
Cette femme c’est Blanche, la dernière survivante, la dernière qui tient, la femme seule, la résiliente.
Avant elle, il y a eu sa mère, Marianne, mais surtout sa grand-mère Émilienne.
Le Paradis, c’est Marianne qui l’a nommé ainsi, ce coin du monde où elle pensait trouver l’harmonie et la paix.
Mais les drames et les épreuves en décideront autrement.

Quel livre.
Quelles femmes.
Quel lieu.
Cécile Coulon décrit avec âpreté, force, et intensité, cette ferme, ces paysages, et ces personnages. Ce roman est comme une tragédie grecque : huis-clos où se joue mille manigances, où les blessures ne se referment jamais, où la vengeance reste tapie en attendant son heure. Continuer la lecture