Les Funambules Mohammed Aissaoui

Qui sont ces funambules, les héros du roman de Mohammed Aissaoui ?

Le narrateur a quitté son pays natal à neuf ans, avec sa mère analphabète, qui a rêvé d’un avenir meilleur pour son enfant. « Ne pas écrire. Ne pas savoir écrire. Est-ce que quelqu’un sait à quel point ne pas savoir écrire est une souffrance ? »En France, il va être sauvé par le chemin de la littérature car il devient biographe des démunis :
« J’exerce le métier de biographe pour anonymes. Je raconte les vies de ceux qui veulent laisser une trace, même dérisoire. J’écris pour ceux qui ne trouvent pas les mots. Ceux qui pensent utile de narrer leur histoire afin qu’un membre de leur famille éclatée puisse la découvrir un jour. À chaque fois, j’ai l’impression de rédiger des messages dans des bouteilles jetées à la mer ; je sais que ceux à qui s’adressent ces livres les ouvrent à peine, quand ils ne les oublient pas dans un carton. À force, j’ai compris : on écrit pour soi. »
Son travail l’amène à fréquenter les organisations dédiées à l’aide des autres, telles que Les Petits Frères des Pauvres, le collectif Les Morts de la rue et Les Restos du Coeur, qui nous montrent la qualité humaine de ceux qui font leur travail avec passion et un grand dévouement (et qui sont les vrais héros des temps modernes), pour réparer la vie de ceux qui en ont le plus besoin. Il nous fait comprendre « que nous sommes tous des funambules ».Que le fil de la vie est fragile.On peut être tout en haut et tomber.Une maladie.Une rupture.Un accident.Tout peut basculer en un instant.Ces être que l’on voit dans la rue, sait on quelle histoire ils portent? »

Il signe un récit de grande humilité et d’humanité débordante; une ode à l’amour pour son prochain et une dénonciation des inégalités sociales, dans un langage simple .

Mohammed Aissaoui est sélectionné pour le prix du Goncourt 2020.

En dédicace le samedi 7 novembre à la Librairie Maruani à partir de 15h30

Parution Septembre 2020

Editions Gallimard

La famille Martin David Foenkinos

Quand la panne de la page blanche fait des miracles

Un auteur cherche à écrire son nouveau roman.Sur un pari un peu fou, il decide d’interroger la première personne qu’il aborde en traversant la rue . De cette rencontre, en écrivant sur la famille martin, une famille ordinaire parisienne avec Madeleine, Valerie, Patrick, Lola, Jérémie et Yves, il va chambouler le quotidien, les habitudes d’un couple de 25 ans de vie commune, interroger le passé de cette grand mère à la recherche de son premier amour et de permettre à Patrick Martin la force de s’opposer à son patron, à Valérie qui se confesse sur son éventuelle séparation ou encore sur l’absence de sa soeur Stéphanie .Ce roman ou l’auteur parle de lui, est un des plus personnels ou la fiction rejoint la réalité. Autant le dire tout de suite ce roman est sans aucune prétention, c’est une joyeuse récréation littéraire.L’auteur ne se prive pas à se livrer à un exercice d’autodérision.
Il parsème son récit d’anecdotes sur Karl Lagerfeld et il n’oublie pas de faire avec son lecteur un point régulier sur ce qu’il vient d’apprendre de ses personnages. Si vous acceptez de prendre ce roman pour ce qu’il est, ce sera une agréable parenthèse foenkinosienne.

Parution Octobre 2020

Editions Gallimard

Rumeurs d’Amérique Alain Mabanckou

 

 

 

 

Alain Mabanckou nous invite dans sa vie californienne après avoir quitté Chicago.Chez les angelinos, il est professeur de littérature d’expression française à la prestigieuse UCLA dans le quartier de Westwood.De son balcon, il écrit son quotidien, ses rencontres avec Rokhaya Diallo, Pia Andersen notamment. On découvre les nombreux quartiers ethniques, la good and healthy food, la culture du basket jusque’ à la mort de Kobe Bryan, la littérature de James Baldwin, le culte du bien être et de l’apparence, son chien Moki, de la SAPE congolaise   ( société des ambiances et des personnes élégantes) de l’avenir de l’Amérique atypique et presque fictive et de ses rumeurs.

Pour les amoureux de la cité des anges, d’Hollywood, de cette pluralité culturelle,  des descendants de migrants et « peut être même que sans le savoir j’entreprends ici ce que je pourrais qualifier d’autobiographie américaine, entre les mirages de l’imaginaire, les rebondissements de l’insolite, la digression de l’anecdote et la crudité de la réalité. Ainsi va mon Amérique. »

 

Editions Plons

Parution aout 2020 

Les secrets de ma mère, Jessie Burton

Rose a été élevée par son père. Sa mère Elise a disparu alors que Rose n’était qu’un bébé. Son père ne lui a que peu parlé de sa mère, et il n’y a pas de photos d’elle.

A trente ans, Rose décide de rechercher cette mère pour avoir des réponses.
Le chemin va être long et semé d’embûches.
Aura-t-elle ce qu’elle attend ?

Des rencontres surprenantes, des amitiés fortes, et une histoire d’amour qui s’étiole… On partage le mal être de Rose, souffrons avec elle, et attendons avec impatience le dénouement .

Editions Gallimard (sept 2020)
Trad. Laura Derajinski

Les enfants du silence, Gong Ji-young

Inho trouve un poste de professeur, par piston, dans une école spécialisée pour les sourds-muets. Elle est dans une petite ville, il doit quitter sa femme et sa jeune enfant, mais il ne peut se permettre de faire autrement.

Il apprend rapidement quelques notions de langage des signes.

Lorsqu’il arrive dans la ville de Mujin, il découvre une ville sous le brouillard, un brouillard épais qui fait planer une atmosphère étrange, mystérieuse, et un peu effrayante.
Inho découvrira que le brouillard est quasi permanent dans cette ville et qu’il cache de terribles secrets…

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