L’île des âmes, Piergiorgio Pulixi

La Sardaigne.
Le livre démarre sur un crime rituel au milieu de nulle part, une nuit d’orage. Un corps de femme prostrée, comme en prière, une peau de mouton recouvrant son corps nu, un masque de tête de bœuf en bois sculpté sur le visage.

Cagliari, petite ville assez calme. Un nouveau service est créé au sein du commissariat : les affaires classées, non résolues.

La tempétueuse, frondeuse et cagliarienne Mara Rais y est affectée. Un placard pour avoir un peu trop bousculé les choses à son précédent poste. Elle est en rogne, mais elle doit se contrôler pour ne pas finir à la circulation.

En plus, elle se retrouve avec une collègue directement débarquée de Milan, au cv impressionnant. Eva Croce, à l’allure d’ado métalleuse, qui ne laisse personne lui marcher sur les pieds.

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Fugitive parce que reine, Violaine Huisman

Dans ce premier roman autobiographique, coup de poing et coup de coeur, Violaine Huisman trace une véritable ode à la mère imparfaite.

Dans la lignée d’Albert Cohen avec son Livre de ma mère, l’auteure revient sur son enfance, pas tous les jours très roses, pour éclaircir, pour comprendre et peut-être dédouaner sa mère de ses erreurs, de ses failles.

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L’île sombre, Susanna Crossman

Avec ce huit-clos à ciel ouvert, Susanna Crossman nous livre un roman aussi sombre que son titre le laisse présager…

Josh, jeune agent immobilier est sur le point de boucler la vente d’une île, gros coup pour sa carrière. Avant la signature, il invite à la dernière minute un petit groupe d’amis à y passer un week-end d’évasion – ou pas !

Mais… après avoir fait la traversée à marée basse, à mesure que la mer se retire, les personnalités se révèlent, et l’ambiance est loin d’être aussi sympathique et enjouée qu’escomptée. « Et, tandis qu’au fil des heures, l’île livre ses formes et ses sombres secrets, les masques tombent. Et l’enfer devient les autres … »

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Le train des enfants Viola Ardone

Naples 1946. Les enfants de la guerre vivent de petits riens, de chaussures trouées et de quelques trésors cachés dans des boites rouillées. Le destin d’Amerigo Speranza va changer. Ces enfants sont envoyés par le parti communiste dans le Nord du pays pour s’instruire et se reconstruire. Déchiré entre deux régions, longtemps séparé de sa mère, l’enfant du pays revient à la case départ mais avec des rêves et deux familles. Avec beaucoup de tendresse, ce roman est bouleversant, drôle, touchant. L’enfance que décrit Amerigo est précieuse, les instants de bonheur tellement rares, les souvenirs aussi. On pense aux choristes, à Cinéma Paradiso. Cette petite voix de huit ans avec ses mots nous vous quittera pas, y compris la salsa genovesa de  la sua mama !

Née en 1974, Viola Ardone est diplômée de lettres. Après quelques années dans l’édition, elle enseigne aujourd’hui l’italien et le latin, tout en collaborant avec différentes publications.

Le train des enfants est son troisième roman.

Editions Albin Michel

Parution Janvier 2021

La petite dernière, Fatima Daas

Autofiction, Fatima est française d’origine algérienne, issue d’une famille musulmane pratiquante, atteinte d’un asthme sévère qui l’amène parfois à l’hôpital, lesbienne, petite dernière d’une sororité.
L’enfant non désirée, la fille qui aurait dû/pû être un garçon, en conflit entre sa croyance et ses désirs, entre les codes et ses envies.

Fatima Daas a un style très beau, qui porte le sens de son livre. Une quête identitaire d’une femme qui ne trouve pas sa place, qui la cherche. Dans la solitude et la peur d’en sortir, la peur de se dévoiler, de se fragiliser.

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