Manhattan Murmures, Giacomo Bevilacqua

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Sam est photoreporter, pour se guérir d’une lourde peine, il part s’isoler à New York. Il aime cette ville, il y a une partie de son enfance, un pied à terre. Il espère s’y reconstruire. Son ami et associé lui lance alors le défi d’y rester deux mois sans prononcer un seul mot. Sam accepte. Armé de son appareil photo, un casque sur les oreilles, il sillonne la ville, prend des clichés, et ne communique qu’un minimum avec les gens, et toujours par bouts de papier.
Sam trouve du réconfort dans cette structure rigide, il aime compter les choses, avoir des repères stables.
Sam est aussi un photographe particulier : quand il prend une photo, il ne regarde jamais sur son écran à quoi le cliché ressemble, il ferme les yeux, et enregistre le cliché dans sa mémoire. Une mémoire infaillible.
Puis il va faire développer ses photos.
Sauf que cette fois, trouble, sur une dizaine de photos la silhouette d’une femme, toujours la même, rousse et longiligne. Et il ne se rappelle jamais l’avoir croisée, et encore moins photographiée.
Il décide de retourner dans les lieux où elle est apparue.

Déambulations oniriques et urbaines, Bevilacqua offre au lecteur une bd magnifique sur New York, ses rues, son parc ses cafés, ses bibliothèques… on se balade avec un véritable plaisir dans ces décors.
Beaucoup de cases font penser à des photos, le cadrage, les couleurs, la lumière. Et le dessin colle toujours parfaitement en toile de fond de la narration aux tons mélancoliques.
Un Roman graphique qui débute sur un propos très personnel, introspectif et qui devient suspens, mystère, presque enquête.
Avec une pointe de romantisme.
Une toute petite partie légèrement mystique qui m’a un peu gênée, mais que l’on pardonne aisément, surtout que cela permet de ne pas tomber dans la facilité fleur bleue.

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