Price, Steve Tesich

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Un été, une ville paumée des Etats-Unis où les rues principales ont les noms de grandes villes, renforçant le côté « trou du cul du monde » qui rêve d’ailleurs.
Fin du lycée. Diplôme en poche. Trois super potes zonent entre les marches de la bibliothèque, la maison de Madame Dewey (femme d’une trentaine d’années, enfermée dans sa petite vie, et se liant chaque année d' »amitié » avec un ou deux terminals), le ciné et leurs
maisons.
Aucune idée de l’avenir, angoisse du lendemain, peur de l’inconnu. Ils ne savent même pas ce qu’ils vont faire de leur été, alors… au-delà… ?
Ils sont à un moment charnière, ils le savent.
Et là, une suite d’évènements va bousculer leur quotidien, leur façon de voir les choses, leur vision de la vie, des relations humaines, et va malmener leur amitié.
Price est le héros principal, mais tous les personnages de ce livre ont une place bien à eux, importante, et marquante.

Tesich parvient incroyablement à décrire les bouleversements psychologiques de cet état d’adolescent qui devient adulte (malgré lui). La colère, l’envie, la peur, le bonheur extatique.
Rien n’est neutre. Jamais.
Ce roman est superbe.

La façon dont Tesich parvient à retranscrire, avec une justesse absolue, cet état émotionnel d’ado, de passage à autre chose. Avec le mystère, les non dits, les conflits avec les autres (et les parents), l’égocentrisme absolu qui fait tourner en rond, puis permet d’avancer.

A lire absolument, si on aime ces histoires où sont abordés l’adolescence, les moments tellement intenses où la vie semble toujours être une tragédie ou une merveille.
Si on aime les histoires se passant dans ces petites villes où tout le monde se connaît, où les secrets n’en sont jamais vraiment, où l’étouffement rend probable les explosions.
Si on aime des oeuvres comme Virgin suicides, Romeo et Juliette, Malcolm, Les instructions, L’hotel New Hampshire

 

 

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